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Santé : La drépanocytose cause 4000 morts l’an au Cameroun
Santé : La drépanocytose cause 4000 morts l’an au Cameroun
Santé : La drépanocytose cause 4000 morts l’an au Cameroun
Santé : La drépanocytose cause 4000 morts l’an au Cameroun
Santé : La drépanocytose cause 4000 morts l’an au Cameroun
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CAMEROUN-Santé : La drépanocytose cause 4000 morts l’an au Cameroun

Santé : La drépanocytose cause 4000 morts l’an au Cameroun

Bravo Tchundju 18 Jun 2016

La méconnaissance de la maladie et la cherté de la prise en charge sont les principales raison des décès.

Frederick Arekum souffre de drépanocytose et est internée à l’hôpital Centrale de Yaoundé depuis le 9 juin dernier. Sur son lit de malade ce dimanche 12 juin, la jeune femme de 25 ans se tord de douleur de temps à autre. « Les douleurs ont commencé dans la nuit de mercredi aux environs de 2h. J’avais tellement mal que mes cris ont réveillé tout le voisinage. C’est mon mari qui m’a conduit à l’hôpital... 

Mes parents ont découvert que j’étais drépanocytaire depuis l’âge de 3 mois. Ce sont eux qui ont payé mes médicaments jusqu’à ce que je me marie à l’âge de 22 ans. Actuellement c’est mon mari qui s’en occupe. Au début, il me soutenait énormément lors de mes crises. Mais aujourd’hui, je vois bien qu’il est en train de se lasser. Preuve, il n’est pas à mes côtés actuellement », confie Frederick. 

Elle dit que son époux dépense en moyenne 50 000  F.Cfa par mois pour l’achat de ses médicaments. Cette somme, précise-t-elle, est parfois quotidienne. Non loin d’elle, est assise une autre jeune femme. Elle suce des oranges. Selon nos informations, elle aussi est atteinte de drépanocytose. « C’est rare de les voir toutes calmes comme ça. D’habitude si ce n’est pas l’une qui crie, c’est l’autre. Parfois les deux au même moment », confie une infirmière en service ici. L’autre jeune femme en question, c’est Viviane Tchuitchoua. Selon ses dires, son mal a été découvert à l’âge de 3ans, mais c’est seulement à 10 ans que ses parents ont décidé d’accepter sa maladie et de la mettre sous suivi médical. 

« Jusqu’à l’âge de 10 ans, je prenais juste des calmants pour mes douleurs. Mes camarades me demandaient pourquoi je suis si maigre. Les autres me traitaient de sorcière parce que j’étais tout le temps malade, j’avais tout le temps des crises. Lorsque mes parents ont décidé de me conduire à l’hôpital, ma santé a commencé à s’améliorer. Je me mettais au chaud à tout moment et je prenais normalement mes médicaments. Actuellement les crises ne sont plus fréquentes comme avant, même si elles sont toujours présentes », confie la femme de 28 ans. 

La drépanocytose est une maladiedu sang, vulgairement appelé hématie. C’est une maladie génétique et héréditaire, se transmettant par le père et la mère. D’après nos informations, c'est la maladie génétique la plus répandue au monde,elle touche plus de 50 millions de personnes dont 38 millions en Afrique subsaharienne. Au Cameroun, cette maladie présente un état des lieux alarmant.Selon les statistiques de l’Organisation mondiale de la santé (Oms), ils sont 4000 enfants qui naissent drépanocytaires chaque année au Cameroun. Les tranches d’âge les plus touchéessont les jeunes de 10 à 29 ans qui représententà eux seuls 89,2% des malades. 

Sur 200.000 drépanocytaires, 100 meurent avant l'âge de 5 ans

Et dire qu’une journée mondiale de sensibilisation sur ce mal est célébrée chaque année. Ceciapprend-on, pour éviter que « des milliers d’enfants continuent de mourir dans la douleur, le mépris et le silence ». D’ailleurs, le19 juin dernier, les Camerounais n’ont pas manqué à cette règle. Le 2ème congrès de la drépanocytose s’est tenu à l’occasion, sous le thème : « Drépanocytose au Cameroun : états des lieux, prise en charge et perspectives ». Selon le corpsmédical, l’espérance de vie pour un drépanocytaire au Cameroun est de 25 ans, la fleur de l’âge. 

Des statistiques indiquent que cette maladie fait près de 4000 morts chaque année au Cameroun. Pire, sur 200.000 drépanocytaires, 100 meurent avant l'âge de 5 ans. « Dans l’arrière-pays, ils sont nombreux les malades qui n’ont pas accès au suivi médical. Certains y ont même accès, mais le personnel de santé n’est pas suffisamment outillé pour leur suivi. Même quand ils sont suivi à l’hôpital, pour une raison ou une autre ils se laissent convaincre pas les tradi-praticiens et ne reviennent plus. Je pense que si nous faisons plus d’effort, nous allons réduire le taux de mortalité de la drépanocytose au Cameroun », confie le Dr Anastasie Nicole Yanda Alina. 

Des efforts, le Cameroun doit en faire si l’on veut sortir de cette situation. Au quotidien, les parentsdes malades drépanocytaires consacrent une bonne partie de leurs revenus pour résorber les crises très récurrentes chez les victimes de cette maladie.Le coût de prise en charge médicale de la maladie est très élevé. Les dépistages restent rares, coûtent cher et sont pour la plus part effectués pour confirmation de soupçon de maladie et non à titre préventif. 

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